Cécile Bergame

Les quelques récits étranges, troublants et « vrais » entendus par Cécile influent et nourrissent très tôt son âme d’enfant.

Cécile Bergame est née à Lyon en 1965.

Son père natif de Marie-Galante, à peine sorti de l’adolescence, débarque, un matin sur le continent. C’est dans la capitale des Gaulles qu’il dépose ses valises.

Dans ses bagages, le strict nécessaire et la magie qui imprègne l’esprit caribéen de ces croyances, et de sa vision singulière du monde.

Dans le même temps, sa mère qui travaille auprès de jeunes enfants fait entrer dans son quotidien ces petites graines de poésie que sont les comptines et les jeux de doigts.

 

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Dès lors Cécile entretiendra une relation toute particulière avec le récit et plus précisément avec le récit imaginaire.

Les livres, nombreux à la maison, l’accompagnent dans sa découverte des mondes visibles et invisibles.

À travers ses lectures, elle trouve un refuge et s’affranchie d’une certaine rudesse et tiédeur de la réalité.

Elle découvre entre autres avec délice et frisson, la littérature fantastique du 19ième, le roman gothique où le mystère exalte, où l’irruption du surnaturel dans un monde réel, provoque cette « inquiétante étrangeté » qui la fascine.

Elle comprend très vite, qu’au fond, c’est du côté de la fiction qu’on atteint des vérités et que ces mêmes récits lui apportent un éclairage sur ce qui fait toute la complexité de la nature humaine.

Elle fait ses premières classes à Saint Etienne auprès du conteur Jean Porcherot, puis intègre très vite la Cie du théâtre des mots à Lyon. Elle anime de nombreuses classes culturelles avec les enfants et co-anime l’atelier hebdomadaire à destination des adultes avec le conteur Alain Chambost.

C’est au sein de cette première Cie que naissent ses deux premiers spectacles.

Dès sa jeune enfance, elle pratique avec intensité la danse, ce qui l’amènera assez vite à se retrouver sur les planches. Elle y apprend un sens de l’effort et une certaine rigueur du travail. Le reste du temps, elle noircit des carnets, des cahiers pour soulager son esprit à l’imaginaire foisonnant.

Bac en poche en 1984, elle se lance dans des études de communication et fait un petit détour à la fac d’anglais. Elle exerce pendant près de 10 ans, plusieurs métiers, et petits boulots, dans la publicité, la mode, le cinéma, la confection d’accessoires….

En 1993, elle se forme à l’art du conte.

Sa spécificité sera désormais de raconter des histoires.

Cécile Bergame

Cécile rencontre en 2002 Timothée Jolly, pianiste et compositeur de la Cie la Coordonnerie qui sera sensible à l’univers de la jeune conteuse.

Dans le soucis et l’envie lui aussi, d’investir d’autres champs, de confronter sa singularité à une autre, il s’embarque dans l’aventure artistique que lui propose Cécile. Cette collaboration fructueuse et très complice engendrera une poétique toute particulière qui leur est propre.

Aujourd’hui et ce presque depuis ses débuts, le travail de Cécile est profondément marqué par l’intérêt qu’elle porte à l’enfant. Cette période que l’on appelle l’enfance, et la notion «d’enfantin » la fascine.

Dans ses créations, elle ne cesse d’interroger tout ce qui fait l’ambivalence, le mystère de l’enfance, tout ce qui caractérise cette période toute particulière de la vie où les impressions sont les plus fortes.

C’est pourquoi, l’essentiel de ses spectacles, ainsi que les ouvrages qu’elle écrit s’adressent aux jeunes et aux adultes qui les accompagnent. Elle continue par ailleurs, dans un réel soucis de transmission d’animer stages et ateliers.

En 2000, elle crée avec Loïc Bonnavia la Cie Café-Crème au sein de laquelle, elle entame un travail d’exploration, de recherche dans le monde de la petite enfance. Elle n’aura de cesse jusqu’encore aujourd’hui, «  de questionner » le bébé dans son rapport à la langue, au rythme, à l’image…

Cette rencontre, décisive avec les tout-petits, l’amène sur un chemin d’exigence dont elle tire une grande leçon de liberté. Dès lors elle ouvre les champs des possibles, et choisi de confronter l’art de la parole à d’autres disciplines artistiques.

Elle refuse de se laisser enfermer dans un carcan parfois trop exigu, trop circonscrit à son goût.

Elle s’inscrit dans une pratique artistique qui l’incite par conséquent à réinterroger l’art du récit en explorant de nouveaux territoires. La question du conte et de la théâtralité l’intéresse, et la pousse à inventer, à envisager des mutations dans les formes proposées.

Après 13 ans de collaboration avec Loïc Bonnavia, Cécile Bergame, pour s’assurer une indépendance artistique plus grande, plus affirmée quitte en juin 2013 la Cie Café-Crème et crée en 2013 la Cie A Corps Bouillon à Lyon.

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